
EN PARTICIPANT aux SEANCES de SOPHROLOGIE ou de QI GONG, ou en vous initiant à la DIETETIQUE :
Vous apprendrez ou réapprendrez aussi à :
Sommaire :
La respiration est un processus vital essentielle
Observons : que se passe-t-il quand on respire ?
Prenons connaissance du muscle du diaphragme et de son mouvement
La Chimie, l’Alchimie de l’air inspiré, et expiré.
Qu’est-ce que le bâillement ?
Considérations neurophysiologiques
La respiration : un processus vital essentiel
La plupart du temps nous n’avons pas conscience de respirer. La respiration est automatique, inconsciente. Et pourtant, le processus mis en œuvre depuis notre naissance st le processus vital le plus essentiel. Nous pouvons survivre plusieurs jours privés de nourriture, mais nous ne pouvons pas survivre au-delà de quelques minutes, privés d'air.
Observez : que se passe-t-il pendant que vous respirez ?
Pendant que vous lisez ceci, prenez conscience de votre respiration, commencez à respirer plus volontairement. Faites rentrer et sortir un peu plus d’air et observez ce qui se passe. Il y a une modification, quelque chose de différent se passe :
Vous sentez l’air dans vos narines, plus frais à l’inspir, plus tiède à l’expir.
Vous absorbez plus d’air, peut-être même allez-vous soupirer, ou bâiller…malgré vous.
Le mouvement du muscle du diaphragme
Prenons connaissance du muscle du diaphragme. C’est « le » muscle de la respiration par excellence. A l’inspiration, il s’aplatit, tirant vers le bas les poumons, créant ainsi un phénomène d’aspiration, pour que les poumons se remplissent jusqu’en bas, et que l’air résiduel qui stagne à la base des poumons soit recyclé.
A ce moment-là, nous expérimentons la sensation du « ventre qui se gonfle ». En fait, il s’agit des organes abdominaux qui, subissant le mouvement descendant du diaphragme, sont comprimés et cherchent de la place vers l’avant. C’est possible vers l’avant, car la ceinture musculaire abdominale est élastique. C’est moins évident vers l’arrière, car il y a la colonne vertébrale. C’est possible latéralement. Cette respiration est abdominale.
La respiration thoracique mobilise la ceinture musculaire thoracique. La respiration est haute.
A l’expiration le mouvement est inverse, le muscle du diaphragme remonte et forme une coupole sous le thorax . Le sommet de cette coupole exerce une pression sur la base des poumons et aide à l’expulsion de l’air.
La chimie / l’alchimie de l’air inspiré et expiré
Aussi souvent que nous y pensons, par notre respiration volontaire, consciente, par un effort progressif – mais sans y aller par la force ! – nous mobilisons plus amplement le jeu musculaire d’une part. D’autre part, nous amplifions l’échange chimique (oxygène et gaz carbonique) au sein des cellules sanguines, quand celles-ci arrivent au niveau des alvéoles pulmonaires, pour y être rechargées en oxygène, et débarrassées des déchets, ou toxines, dont le gaz carbonique. Cette réoxygénation sanguine va bénéficier à toutes les autres cellules qui constituent la base matérielle des tissus de nos organes, donc de notre corps. : cellules nerveuses, osseuses, musculaires, organiques.
L’oxygène est le carburant. Comme tout carburant, il y a combustion : oxydation. Après avoir été nourries, régénérées par l’air inspiré, mais aussi par l’autre carburant apporté par les nutriments de l’alimentation les cellules s’oxydent et produisent des déchets qui sont évacués dans la circulation sanguine, et vaporisés dans l’expiration. D’autres déchets sont évacués par la peau (sueur), par le gros intestin (matières fécales), par la vessie (urine).
Notre santé dépend donc du bon fonctionnement de la respiration.
Le bâillement en public est mal vu. Il est synonyme d’impolitesse, de manifestation d’ennui, de désintérêt. Souvent nous réfrénons ce bâillement en portant les mains à la bouche, en crispant les mâchoires, en « verrouillant » ce bâillement.
L’habitude est prise, malheureusement, même en privé, nous continuons de verrouiller.
Pendant que vous lisez ces lignes, aspirez l’air par la bouche, bougez votre mâchoire inférieure latéralement, faites-la glisser à droite, à gauche. Les tensions des mâchoires ne vont pas tarder à se défaire, et vous allez être gagné(e) par ce besoin ou cette envie irrésistible de bâiller. Allez-y ! Permettez que ça se fasse ! Simulez éventuellement, osez ! Sentez ce souffle qui entre et qui sort. Sentez le mouvement abdominal.
Dans les cours de « Sophro – QI Gong » avec Orient’Action, vous explorerez toutes les déclinaisons possibles de la respiration :
les deux phases : inspiration – expiration
les quatre phases : inspiration – pause en rétention – expiration – pause à vide –
les modalités : active – passive pour chacune des phases.
Considérations neurophysiologiques
La respiration c’est l’OUTIL, la FONCTION à notre disposition à chaque instant. C’est la fonction organique sur laquelle nous pouvons agir. Nous pouvons agir sur la fonction respiratoire, nous ne pouvons agir sur les fonctions digestive, cardiaque, d’élimination… En agissant sur la fonction respiration, en respirant consciemment, volontairement, nous pouvons agir indirectement sur les autres fonctions. Le rythme cardiaque, la digestion, le tractus intestinal.
Le muscle du diaphragme est traversé par le NERF VAGUE, son autre nom : le NERF PNEUMOGASTRIQUE. Ce nerf (le Xème) commande le fonctionnement automatique des poumons, de l’estomac, des intestins. Si le muscle du diaphragme fait son travail de « piston » régulier, harmonieux, alors les informations « nerveuses » en provenance du cerveau vers les organes, ou en provenance des organes vers le cerveau, circulent et sont échangées harmonieusement. Si le muscle du diaphragme est tendu, crispé, alors il devient comme un étau qui bloque, qui resserre le nerf vague, et empêche la communication. Le haut et le bas ne communiquent plus. Pour se libérer de cette étreinte, de cette situation de blocage, le seul moyen que le corps peut trouver est de faire un malaise, malaise vagal par exemple.
La tétanisation est un autre symptôme caractérisé par une respiration accélérée, provoquant une hyperoxygénation du sang (dans le sang l’acidose fait place à l’alcalose, le PH du sang s’est modifié). Les mains peuvent adopter dans certains cas d’hyperoxygénation des positions bizarres. Le phénomène s’estompe dès qu’on reprend une respiration normale.
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